
Alors voilà. Le constat est simple : quelqu'un là-haut se fout de notre gueule. La démocratie a perdu toute substance. Le gouvernement par le peuple, pour le bien du peuple, MON CUL.
Élection bananière de Chirac avec ses 82 % face à l'Enflure et depuis, sa grandeur se croit tout permis face à une gauche ététée de son Jospin-de-Ré-qui-s'en-va (et qui revient ouvrir sa gueule pour dire récemment oui contre l'avis du peuple).
Élections régionales (la fameuse vague rose...) et grosse claque au gouvernement : "Nous avons entendu le message" et ils ne changent rien ! Les mêmes (Raffarin en tête) et on recommence ! La gauche qui se réjouissait d'enfin surfer sur la vague des cris du peuple s'est faite enfler comme nous autres d'en bas. Un message fort : "Continuez à gueuler, de toutes façons je suis sourd et je ne porte pas mon Sonotone (c)".
Élections européennes, et nouvelle claque pour la droite. Une micro-révolution dans un verre d'eau ("Regardez ce vaste mouvement social européen, voyez l'Espagne..." MON CUL !). La méthode Chirac s'applique de nouveau : "Ah oui, vous criez fort. Je le note. Le peuple est mécontent et ça m'attriste. J'ai bien compris le message. Nous allons nous efforcer de réagir." Résultat : mêmes têtes, mêmes maroquins, on fait juste un peu tourner les étiquettes avec les noms (comme à un mariage quand les témoins décident de changer de place entre la poire et le fromage, mais c'est toujours le marié qui baise la mariée...)
Référendum sur le traité CON-stitutionnel, et nouveau désaveu du gouvernement et de ses choix à l'opposé du nécessaire social. Chirac nous assure en prime : "J'ai entendu le message souverain des français. Nous allons réagir !" Résultat : on arrache délicatement la Verrue, mais on garde toutes les croûtes. On reprend les cartes, on mélange un tout petit peu, et on re-distribue, mais les mêmes joueurs restent à la même table, alors qu'en terme de poker, ils sont lessivés, vidés, rincés, pliés. C'est de la politique à crédit, de la politique sur le dos de la banque. Une hypothèque de gouvernement !
Méfiez-vous monsieur Chirac (et tous les autres cons qui ne rêvent qu'être vous à la place de vous) : la seule chose que vous mettez en place, ce sont les conditions nécessaires et suffisantes à une révolution armée. Bien sûr, vous vous en foutez, puisque ce jour là, vous pourrez dormir en paix dans un suaire de chez Dior, ou dans les draps en satin d'une prison particulière. Pensez un seul instant, monsieur Chirac (et tous les autres inconscients qui co-gouvernent), que les banlieues pauvres n'ont rien à perdre, qu'elles sont armées, et droguées au PCP. Il suffirait d'un leader suffisamment puissant pour fédérer les 26 quartiers Sarkozy les plus dangereux de France, et votre Bastille tomberait de nouveau.
Généralement, quand la cocotte monte en pression, ça siffle aux oreilles du cuistot. La petite soupape laisse échapper un filet de vapeur mais il est temps de retirer la cocotte du feu sinon elle éclate (et dans tous les cas la bouffe est dégueulasse !) Quelles soupapes pour nous ? Télé-réalité de merde ? Football à milliards (1000000 fois ma paye pour pousser une ba-balle !) ? Les anti-D, le chichon coupé au pneu, l'alcool à flots qui abrutit le populo ?
Ah oui monsieur Chirac, vous êtes un Néron, un de ces dictateurs qui pleurent l'incendie qu'ils ont allumé. Vous ne nous offrez que du pain et des jeux, et encore : le pain est rassis et les jeux sont cons. Interville-sur-Élysée, prenez garde que la vachette ne se rue pas dans votre bureau !
Monsieur Chirac : VOUS VOUS FOUTEZ DE NOTRE GUEULE !
Je vous dit merde, merde, merde et à très bientôt !
| 30 ans de banlieue, 30 ans d'études, 30 ans à vous voir agir, 30 ans de colère prête à sortir. | ![]() |
Mais depuis ?
Dominique Galouzeau de Villepin comme premier sinistre ?
Sarcocu de retour à l'intérieur ?
Putain de putain de putain de merde ! Ça sent le vigipirate renforcé renforcé niveau 12, alerte pourpre foncé qui tire sur les bronzés :)
Amis de nationalité française (de toute origine ethnique - bien sûr - qu'est-ce qu'on s'en fout...) si d'aventure vous êtes en vacances dans un pays étranger, et que le climat vous a fait bronzer : NE rentrez PAS tout de suite !

ON A
GAGNE











