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FreeCompteur Live

Dimanche 15 mai 2005

par cyniques publié dans : cyniques
Jeudi 12 mai 2005

Avec l’annonce des nouvelles statistiques du nombre de chômeurs en France pour le mois de février 2005, il m’a semblé intéressant d’analyser d’un peu plus près ces fameux chiffres (du moins ceux les plus communément rapporté par les médias) en l’occurrence pour février : 2.481.100 demandeurs d’emploi de catégorie 1 soit 10,1 % de la population active.

Petite précision pour commencer, la barre symbolique des 10 % de la population active a été franchi non pas le mois dernier mais dès février 2004 selon les taux révisés le 21 mars dernier par l’INSEE.

Qu’est ce que ça veut dire ? Tout simplement que les enjeux politiques autour de la question du chômage depuis le milieu des années 80 sont tels qu’il est aisé pour les pouvoirs politiques (de droite comme de gauche) d’en masquer la réalité de l’ampleur, grâce à un certain nombre de manipulations de chiffres . Comme l’explique E. Pierru dans « guerre aux chômeurs ou guerre au chômage » : «  le mot chômage est une convention sociale, produite dans un contexte sociale déterminé et dont les contours constituent nécessairement des délimitations « arbitraires », qui définit une manière de se représenter le « travail » et le hors travail.  »

Autrement dit, c’est quoi un chômeur ?

Si on s’en tient aux chiffres cités plus haut, le chômeur appartient à la catégorie 1 du recensement ANPE c’est à dire pour être plus précis : Une personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps plein.

Faut il rappeler que l’ANPE recense les chômeurs selon ses propres critères (8 catégories au total, voir le lien ci dessous) http://www.educnet.education.fr/insee/chomage/questce/mesureanpe.htm et que le chiffre cité le plus abondamment par les médias est celui comportant les critères les plus restrictifs...

Par exemple si on y ajoute les demandeurs d’emploi de catégorie 6, c’est-à-dire ayant exercé une activité occasionnelle ou réduite de plus de 78 heures dans le mois, ce chiffre atteint déjà 2,92 millions de personnes en janvier 2005.

Autre calcul qui date de novembre 2003 (Source ANPE,INSEE), si on additionne le total des catégories 1,2,3,6,7 aux chômeurs dispensé de recherches d’emploi, on atteint la modique somme de 4 198 700 personnes et il est assez peu probable que la tendance soit allée à la baisse depuis. Si on y ajoute plus d’1 million de personnes au RMI, on peut sans aucun doute multiplier par deux le chiffre des personnes sans emploi en France soit 20% de la population active. Étonnant non ?

Face au vilain petit canard Français, il est de bon ton de citer l’exemplarité des résultats anglais en matière d’emploi, il n’y a quasiment plus de chômage en Grande Bretagne (2,5% aux dernières nouvelles), sauf que 17% des enfants anglais vivent dans des foyers sans emploi, 28% sont en état de pauvreté et qu’il y a deux fois plus de pauvres qu’en France . Quand on sait que l’Angleterre a changé 20 fois de mode de calcul du chômage en 20 ans la solution pour éradiquer le chômage semble couler de source : éliminer les allocations chômage et ainsi faire disparaître une bonne fois pour toute le chômeur comme donnée statistique.

Et qui a promis de faire baisser le chômage en France de 10 % d’ici fin 2005 ?

par cyniques publié dans : cyniques
Mardi 10 mai 2005
Déjà, tu vas aller chercher la définition de l'oxymore (ou oxymoron) dans ton dictionnaire illustré Larousse 3 à 5 ans, et ensuite tu reviens cliquer sur ce lien que je te donne en cadeau.

Si ça change de couleur quand tu passes la souris ICI c'est que c'est un lien !

Bah voilà quoi... Tu vas lire l'article de M. Chouard, professeur de droit à Marseille, ensuite tu pleures ta race sur notre (défunte) démocratie (européenne) et puis ensuite tu prends le bulletin "NON" et tu le mets dans la chtite n'enveloppe !
Si tu n'as pas l'âge de voter, je me demande bien ce que tu fous sur ce blog O_]
par benzene publié dans : cyniques
Samedi 7 mai 2005
10 RAISONS DE DIRE MERDE A L’EUROPE DES 25
 
L’importance du Non dans les sondages a l’air de sidérer la plupart de nos gouvernants jusque là si convaincus de la noblesse de l’idée européenne, et de la beauté de l’Europe qu’ils nous invitent à approuver. Diantre, les français auront-ils le mauvais goût de tout flanquer par terre, au risque de passer pour des « peureux », des « moutons noirs » ? Sont-ils si crétins qu’ils sont infoutus de comprendre que leur intérêt et l’avenir de leurs enfants passe par la ratification de cette brillante et progressiste constitution ?

C’est vrai, quoi ! Merde alors, de quoi ont donc peur ces grincheux de français au juste ?

Proche du peuple dont il est l’Ami et l’une des Voix, et généreux envers nos élites qu’il se propose d’éclairer sur les obscures motivations de ces mauvais français qui s’apprêtent à voter Non, L’Organe a dressé une petite liste, forcément subjective et loin d’être exhaustive, de quelques raisons majeures pour lesquelles cette Europe-là est, en l’état, indigeste:

1/ Parce que le projet européen actuel est le beau joujou complexe et sophistiqué réservé depuis plusieurs décennies à l’usage exclusif de technocrates qui se sont arrogés le droit d’en discuter et d’en assembler seuls les morceaux, entre personnes initiées qui en ont défini unilatéralement les règles et les mécanismes sans jamais avoir éprouvé le besoin de prendre les avis de leurs populations. Aujourd’hui, 25 pays de cultures et d’histoires très différentes ayant étés tant bien que mal intégrés et assemblés au sein de ce conglomérat juridico-législatif baptisé Europe, la complexité de l’institution est devenue telle que l’immense majorité des citoyens est incapable d’en comprendre le fonctionnement, les rouages et les enjeux. Dans ces conditions, quand on demande à ces mêmes citoyens de bien vouloir jeter un œil bienveillant sur un projet dont ils ne connaissent pas grand-chose et auquel ils n'entravent que dalle, et de se contenter de le ratifier gentiment avant de rentrer chez eux, un coup de pied de l’âne n’est jamais exclu.

2/ Parce que l’Europe des débuts, à 6, 9, ou 11 pays était un ensemble à taille humaine, une réalité géographique incluant des pays frontaliers ou voisins (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Grèce…) avec lesquels nous avons toujours entretenu de réelles relations et affinités. Dès lors que nos élites ont inventé le brillant concept « d’élargissement », notamment en incluant dans le projet européen les lointains pays de l’Est fraîchement libérés du communisme, c’est la fragile idée européenne qui a commencé de se vider de son sens et à perdre de sa clarté. L’Europe des 25 n’est de toute évidence pas du tout la même que l’Europe des 6. Cette dernière avait une réalité concrète quasi palpable, tandis que la « grande Europe » que l’on voudrait nous imposer n’est qu’une théorie technocratique mégalomaniaque, associée à une usine à gaz législative si alambiquée qu’elle ne peut que décourager les meilleures volontés européistes.

3/ Parce que vouloir imposer des règles communes à des pays de niveaux de vie et de culture très différents est une utopie qui ne peut conduire qu’à des désillusions et des échecs. La Pologne bigote ne traite pas les questions de société de la même façon que la France laïque. La Roumanie, où les backchiches tiennent lieu de charges sociales dans les affaires, est un paradis fiscal qui attire de plus en plus d’entrepreneurs heureux d’échapper à la rapacité des Urssaf de leurs pays d’origine. En clair, les pays européens les plus développés financent le développement des pays qui le sont moins, au risque pour les premiers de voir s’expatrier des fonds dont leurs caisses de cotisations ont pourtant bien besoin pour assurer la pérénité des systèmes de solidarité nationale.

4/ Parce que, dans le même ordre d'idée et en vertu du principe des vases communicants, si les pays « en voie de développement » de la zone Euro sont effectivement en train de s’enrichir (tant mieux pour eux !), c’est qu’on le veuille ou non au détriment des pays déjà économiquement stables. Si l’Espagne, le Portugal et la Grèce ont aujourd’hui des niveaux de vie comparables à celui de la France, nous ne pouvons qu’être contents pour eux, mais le niveau de vie des français s’est-il dans le même temps, lui aussi, amélioré ? Les français d’en bas chers au futur-regretté Raffarin connaissent la réponse.

5/ Parce que proposer de faire entrer un pays musulman dans un ensemble de pays sous influence chrétienne depuis deux mille ans est une hérésie intellectuelle doublée d’une stupidité politique qui, avant de produire le moindre effet positif, va d’abord et surtout brouiller le projet européen, et exciter les électorats extrémistes de droite comme de gauche, laïques comme religieux.

6/ Parce que, pour toutes ces raisons, la notion d’identité européenne est devenue inexistante, caduque. Les frontières géographiques de cette « grande Europe » sont aussi élastiques que l’idée européenne que nous vantent ses zélateurs est floue, lointaine, abstraite, ne reposant plus sur aucune réalité concrète.

7/ Parce que les mêmes qui nous vantent aujourd’hui les vertus de leur magnifique constitution censée marier si habilement préoccupations sociales et efficacité économique, nous ont par le passé déjà sorti les mêmes arguments (baisse du chômage, de l’inflation, des inégalités, stabilité économique, hausse du pouvoir d’achat, etc.) pour nous vendre d’autres traités, ou le passage à l’euro, sans que ces effets d’annonce aient jamais étés suivis d’effet. C’est même très exactement l’inverse qui s’est produit dans les faits, depuis l’instauration de l’euro notamment: accroissement du chômage et des inégalités, délocalisations en série, hausses des prix et baisse du pouvoir d’achat...

8/ Parce que les arguments des défenseurs du Oui ne sont somme toute que de généreuses et pontifiantes déclarations d’intention (Paix sur l’Europe, Partage des richesses, Tolérance et Respect des différences - manque plus qu’Amour, Gloire et Beauté !), auxquelles se heurtent les arguments bien concrets, certes moins flatteurs à l’oreille, des partisans du Non : délocalisations, chômage chronique, ravages du capitalisme sauvage, baisse du pouvoir d’achat, difficultés de la vie quotidienne…

9/ Parce que, c’est accessoire mais peut-être non négligeable dans la psyché de l’électeur, les personnalités qui défendent le plus ardemment le Oui sont précisément celles que les français ne peuvent plus voir en peinture. Ces gens sont les mêmes qui se partagent alternativement le pouvoir depuis des dizaines d’années, les mêmes qui ont déjà fait la démonstration de leurs inefficacités successives en n’apportant jamais les réponses adéquates aux problèmes bien concrets des français. Pourquoi faire encore et toujours confiance à des équipes qui ne gagnent jamais ?

- 10/ Parce que le vote Non peut être un électrochoc salutaire signifiant aux élites :
a : votre Europe, celle que vous nous construisez entre vous depuis 30 ans, on n’en veut pas. Revoyez la copie, et tant qu’à faire, profitez-en pour demander, lors de la rédaction du projet suivant, l’avis de vos populations sur ce que vous voulez mettre dedans.
b : camarades européens de tous pays, unissons-nous pour réfléchir à l’Europe que nous voulons vraiment. Celle des capitalistes ? Celles des gauchistes ? Celles des bigots ? Celle des nationalistes ?

On verra bien. En attendant, le vote Non est peut-être une belle occasion d’inciter les gouvernants européens à se creuser sérieusement les méninges pour commencer à tenter d’instiller un peu de vraie démocratie participative.
par cyniques publié dans : cyniques
Vendredi 15 avril 2005

Si tu votes oui,
tu manques d'idéal

Si tu votes non,
tu manques de pragmatisme

Si tu votes blanc,
tout le monde s'en fout.

Si tu vas à la pêche,
t'auras au moins eu le mérite de n'avoir pas amalgamé notre politique intérieure avec l'enjeu de cette élection.
Un sage, quoi.
 

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